Un blog, oui, mais pourquoi?

Un blog ! Un blog !
« Quoi ?! Tu écris des livres et tu n’as pas de blog ?! »
« Ben, c’est-à-dire… C’est pas vraiment mon monde… »
« Mais… tu es invisible, alors ! »
Le mot qui tue. Qui m’a tué alors que j’arrivais à peine au monde.
Un mot qui sent si fort l’irréversible définition.
Invisible. Il m’a fallu du temps pour accepter cette transparence, mon ego regimbait.
Du temps, oui, pour me convaincre que cette invisibilité avait sa raison d’être, obscure, vaguement injuste, oui mais, forcément utile.
Du temps, oui, mais pas tant que ça…
Car cette invisibilité a fait de moi un voyeur empathique, un contempteur ébahi du genre humain, un éplucheur de comportements rebattus ; m’a fait ce que je suis ou ce que je devais inévitablement devenir : un écrivain en stand-by, un écriveur de maux attendant patiemment son heure.
Alors un blog pour devenir visible moi qui ne l’ai jamais été et qui en ai tiré, par défaut, une satisfaction existentielle ?
Ou un blog pour se fondre dans la masse et reconnaître enfin dans cette diaphanéité, le propre de l’Homme ?
Un blog, en tout cas.
Car l’exercice est plaisant.

Un blog sur lequel on va trouver:

Une bibliographie. La mienne, ben oui. C’est un peu le but recherché: Qu’une foule immense se jette sur mes œuvres, les achète, les vole ou les télécharge illégalement.

Une manière d’aborder l’autoédition. Pas une méthode, un esprit. L’autoédition sans complexes et sans illusions.

« Le réveil« . Une nouvelle autobiographique. Tout est vrai, je le jure.

Ma bibliothèque passée, présente et à venir. Rien d’iconoclaste. Je suis un consommateur lambda.

Et enfin, qui suis-je, qu’ai-je fait, où cours-je…